Coups de cœur : mai 2011

Enfants de la terre - T6,
par Jean-M AUEL

Presses de la Cité, Paris, Mars 2011
Romans et nouvelles - étranger

Des millions de fans à travers le monde l'attendaient depuis neuf ans ! Ayla, notre ancêtre à tous, est de retour dans le sixième et dernier volet de la formidable saga préhistorique «Les Enfants de la Terre».

La petite orpheline Cro-Magnon recueillie par des Neandertal a fait bien du chemin depuis Le Clan de l'Ours des Cavernes, le premier tome de ses aventures. Elle vient de mettre au monde une petite fille et a fini par être adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la tribu, la choisit pour lui succéder un jour.

Afin de parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite des nombreuses grottes ornées de la région, l'occasion pour elle de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens. Mais cette formation, jalonnée de rites de passage, n'a rien d'une promenade de santé, et la jeune femme devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d'épouse et les exigences de son apprentissage ?

L'auteur : En 1977, alors âgée de quarante ans, l'Américaine Jean Auel décide de quitter son emploi, un poste à responsabilité dans une entreprise d'électronique. En attendant d'obtenir un travail plus stimulant, cette mère de cinq enfants se met à écrire une nouvelle consacrée à une femme de la préhistoire. Ainsi naît Ayla, l'héroïne des «Enfants de la Terre», une formidable saga préhistorique qui s'est à ce jour vendue à plus de 45 millions d'exemplaires à travers le monde.

 

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La gifle,
par Christos TSIOLKAS

Belfond, Paris, Janvier 2011
Romans et nouvelles - étranger

Dans la banlieue de Melbourne, par une belle fin de journée d'été, famille et amis ont organisé un barbecue : nourriture grecque et indienne, vin et bière en quantité, musique et invités de tous les âges. Alors que les enfants entament une partie de cricket, une dispute éclate et dégénère en bagarre. C'est alors qu'un des adultes, Harry, gifle un enfant de quatre ans, Hugo.

L'onde de choc provoquée par l'incident va se propager de façon si puissante que c'est tout un chaos moral et social qui apparaît bientôt sous la plume précise et quasi chirurgicale de Tsiolkas : de l'art et la manière d'élever ses enfants à la question raciale la plus aiguë, des pulsions homophobes ou sexistes aux intérêts personnels teintés d'intolérance qui exacerbent les tensions. Au sein d'une insaisissable communauté et d'un territoire à frontières multiples, qui peut prétendre incarner l'identité nationale de cette Australie pétrie de contradictions, prospère et viscéralement inquiète ? La Gifle pose et impose brillamment questions et provocations avec une redoutable acuité, élargissant son propos aux dysfonctionnements de l'Occident libéral d'aujourd'hui, dans la lignée d'un Jonathan Franzen ou d'un Tom Wolfe.

«Un roman d'une grande complexité émotionnelle. Au fil de la narration se révèle l'exceptionnel talent de Tsiolkas pour aller au plus profond de ses personnages. La Gifle place la famille sous le microscope et le résultat n'est rien moins qu'un chef-d'oeuvre moderne.» The Times

L'auteur : De parents immigrés grecs, Christos Tsiolkas est né en 1965 à Melbourne où il vit toujours. Romancier, dramaturge et scénariste, il est l'auteur de trois romans, dont Loaded, porté à l'écran par Ana Kokkinos sous le titre Head On. Gay, volontiers provocateur à coups de drogue, alcool et sexe, ce «mauvais garçon» des lettres australiennes a reçu une vraie consécration avec La Gifle, récompensée par de nombreux prix en Australie, dont le prix du Commonwealth et celui de l'Association des libraires australiens, traduite dans une dizaine de pays et sélectionnée pour le Man Booker Prize 2010.

 

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Histoire d'une passion,
par Gisèle HALIMI

Plon, Paris, Mars 2011
Biographies, mémoires, correspondances...

Gisèle Halimi a raconté le désamour de Fritna, sa mère, son obstination farouche pour la forcer à l'aimer et son échec. Elle a exprimé sa frustration de ne pas avoir eu de fille, «qui aurait pu voir, dans (mes) ses yeux, la femme qu'elle deviendrait» et avec qui elle aurait voulu mettre à l'épreuve son engagement féministe. La naissance de sa petite-fille, M., marque un accomplissement : pour la première fois, Gisèle Halimi, témoin direct de ce qui «fabrique» un individu de sexe féminin, va pouvoir l'aider à construire sa liberté.

Mais, au-delà de l'expérience féministe, et au-delà même de la raison, c'est une passion «totalitaire» que Gisèle Halimi nourrit pour sa «Tahfouna» la rose, l'irrésistible. Une passion capable de métamorphoser deux êtres - l'un dans son déjà long parcours, l'autre arrivant à la vie.

L'auteur : Gisèle Halimi, militante féministe et politique française d'origine tunisienne, est avocate au barreau de Paris, fondatrice et coprésidente de l'association "Choisir la cause des femmes", présidente de la commission politique de l'Observatoire de la parité entre hommes et femmes. Elle a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Djamila Boupacha, avec Simone de Beauvoir, La Cause des femmes, Le Lait de l'oranger et La Nouvelle Cause des femmes. Elle a publié Fritna (2001), L'étrange monsieur K (2004), La Kahina (2006) et Ne vous résignez jamais (2009) chez Plon.

 

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Maison du Néguev,
par Suzanne EL KENZ

Ed. de l'Aube, La Tour-d'Aigue, Février 2011
Romans et nouvelles - français

1975 : La mère de Suzanne l'emmène à Beer Sheva, dans le Néguev pour revoir la maison où elle a grandi. Elles sont palestiniennes. La maison est occupée par des juifs. Comment partager l'émotion qui les étreint ? « J'avais même cru apercevoir l'esquisse d un sourire complice quand, tenant le napperon dans ses mains, ma mère regardait la soeur du juif. Comme si, dans un ultime espoir, cette histoire de napperon allait tout régler. Une femme parle de broderie à une autre femme. Elles sont du même âge, de la même génération. »

D'exil en exil, Suzanne raconte sa vie de palestinienne, une vie sans lieu, une vie éclatée, une vie non choisie. Un récit de forces et de faiblesses, lancé comme un cri qui se répercute sur les murs ceux de la maison ceux de la honte.

L'auteur : Suzanne El Farrah El Kenz vit à Nantes où elle est professeur de langue arabe dans un lycée. Née en 1958 à Ghazza, dix ans après la Nakba, elle a vécu dans plusieurs pays : l'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Algérie, la Tunisie et la France. La Maison du Néguev est son premier roman inédit en France. Le Grand Prix Yambo-Ouologuem lui a été décerné en février 2010 pour ce roman. Ce prestigieux prix littéraire, qui porte le nom de l'écrivain malien Yambo Ouologuem, lauréat du prix Renaudot en 1968, récompense une oeuvre écrite en français d'un auteur du continent africain.

 

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Saga des Habsbourg,
par Jean DES CARS

Perrin, Paris, Novembre 2010
histoire

En Suisse, dans le canton d'Argovie, se dresse fièrement sur un piton l'antique forteresse de Habsbourg. Ici a commencé, au XIe siècle, la prodigieuse destinée d'une famille exceptionnelle, qui prend son véritable essor en 1273, lorsque le comte Rodolphe de Habsbourg, à la surprise générale, est élu empereur du Saint Empire romain germanique.

Le 11 novembre 1918, le descendant de Rodolphe, Charles Ier, signe à Schönbrunn sa renonciation à la couronne impériale d'Autriche. De l'un à l'autre, durant plus de six siècles, les Habsbourg - Charles Quint, Marie-Thérèse, François-Joseph et tant d'autres puissantes figures - ont dominé une grande partie de l'Europe. Leur disparition marque l'écroulement de tout un monde, mais leur nom reste porteur de rayonnement artistique, de grandeur politique et d'identité européenne.

L'auteur a consulté les archives, visité tous les hauts lieux de la dynastie, et recueilli les témoignages de l'impératrice Zita et de l'archiduc Otto de Habsbourg.

L'auteur : Jean des Cars, qui fut journaliste à Paris-Match puis grand reporter au Figaro Magazine, s'est fait avec un succès jamais démenti historien des grandes dynasties d'Europe, et de leurs capitales. Parmi ses nombreux ouvrages, Eugénie, la dernière impératrice ; Sissi ou la Fatalité ; Rodolphe et les secrets de Mayerling ; La Saga des Romanov ; Dictionnaire amoureux des trains ; La Véritable Histoire des châteaux de la Loire.

 

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Conseils de lecture des bibliothécaires.

 
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